Plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées samedi devant l’ambassade des États-Unis dans le sud de Londres, brandissant des pancartes en carton : « Je m’oppose au génocide, je soutiens Palestine Action ». La police métropolitaine a annoncé 139 arrestations, la plupart pour expression de soutien à une organisation interdite ; une veillée parallèle s’est tenue à Édimbourg. Le commandant Adam Slonecki a estimé que les participants se « réunissaient pour commettre délibérément une infraction ». Les organisateurs comptent plus de 4 000 arrestations depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction.
Le groupe a été interdit en juillet 2025 après que des militants se sont introduits sur la base aérienne de Brize Norton et ont endommagé deux appareils, pour un coût estimé à 7 millions de livres — des actes que le gouvernement qualifie de terrorisme, quelle que soit la cause invoquée. Ses détracteurs, dont les pasteurs et retraités interpellés samedi, soutiennent que l’antiterrorisme absorbe peu à peu la protestation pacifique. Les juges eux-mêmes sont divisés : la High Court a jugé l’interdiction disproportionnée en février, la Cour d’appel l’a rétablie en juin, et la Cour suprême examine mercredi le dernier recours.